Francis Rogallo

Histoire du vol libre

Francis Rogallo

Né en 1912, Francis Rogallo est un ingénieur en aéronautique américain. Comme David Barish, il travaille pour la NASA. Il réalise de multiples inventions qui permettent d’améliorer la stabilité des avions et leur vitesse. Il participe aux progès des différents profils d’aile et notamment des ailes « supercritiques », celles qui dépassent la vitesse du son.

Rogallo est passionné par tout ce qui vole y compris les cerfs-volants sur lesquels il travaille avec sa femme Gertrude pendant son temps libre. Tous les week-ends, les Rogallo testent leurs inventions sur les plages de Caroline du Nord , à Kittyhawk exactement. Le même site sur lequel les frères Wright firent leurs mémorables essais.  Ils déposent  le brevet du Flexi-Kite  en 1948, un cerf-volant souple en toile, incassable dont ils vendront des milliers d’exemplaires.

Pendant les 10 années qui suivent, les Rogallo développent toute une série de cerf-volants jusqu’à imaginer qu’un jour l’un d’eux pourra soulever un homme et se transformer en planeur…

Le Parawing

En 1952, Rogallo dépose un autre brevet pour le Parawing. C’est un parachute pilotable  à 2 lobes – finesse 2,5-  conçu en Mylar découvert la même année par DuPont. La NASA ne s’y intéressera qu’en 1958. Et il faudra attendre 1966 pour que les parachutistes de l’équipe de démonstration de l’Air Force, les Golden Knights, s’intéressèrent à ces travaux. Ils invitent les Rogallo à faire une démonstration de leur aile parachute en la lestant d’un mannequin. Le test fut concluant, et ils abandonnèrent vite leurs parachutes classiques. Ce furent les premiers hommes à voler en Parawings.

Convaincu que notre aile était sûre, nous commençâmes à nous accrocher dessous. Nous fîmes de 1967 à 1974, sur les plages de Kitty Hawk ou les dunes de Jockey’s Ridge, des centaines de vols, en libre, ou attaché à une corde comme un cerf-volant, ou plus rarement en tracté derrière bateau. Nous fîmes voler nos enfants, un de nos petits enfants et pas mal de nos amis !

L’aile était très saine, parfaitement contrôlable en tangage comme en roulis comme les parapentes actuels, propice aux vols planés comme aux soarings. Il suffisait d’avoir assez de vent pour pouvoir la lever au dessus de soi avant de courir. Nous étions pendus d’abord dans un harnais de parachute traditionnel, ensuite dans une combinaison que nous avions spécialement conçu et qu’il suffisait d’enfiler.